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Laboratoire Aménagement Economie Transports - Séminaire « méthodologies mobiles » le 14/12 à 14h

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Séminaire « méthodologies mobiles » le 14/12 à 14h

L’axe Nouvelles mobilités du LAET vous invite à une journée d’études sur le thème des méthodologies mobiles qui aura lieu l’après-midi du lundi 14 décembre à 14h.

Nous aurons le plaisir d’assister à trois interventions de la part de Pierrine Didier, Matthieu Adam et Léa Fabre, membres et ancien membre du laboratoire, respectivement anthropologue, géographe et économiste.

Ce séminaire est organisé par l’axe « Nouvelles Mobilités » du LAET. Cet axe se caractérise par son intérêt pour les transformations des pratiques et politiques publiques de mobilité à l’aune des évolutions récentes.


Il prône une interdisciplinarité et une conception large de la mobilité, en privilégiant un croisement de méthodes. Dans le cadre de cette journée d’étude nous nous intéressons plus spécifiquement aux méthodes dites « mobiles » et à la manière dont le mouvement peut être appréhendé par différentes disciplines.
Depuis une vingtaine d’années, la recherche portant sur les mobilités cherche à accéder à une compréhension fine de la manière dont se déroulent les déplacements, à travers ses aspects plus immatériels ou sensoriels ainsi que les ressentis des individus en mouvement. Ce mobility turn (Sheller et Urry, 2016) est à la fois théorique et méthodologique car “the mobilities turn folds analysis into the empirical in ways that open up new ways of understanding the relationship between theory, observation, and engagement.” (Büscher et Urry, 2009 : 99). Par conséquent, de nouvelles méthodologies doivent être développées pour mieux appréhender les mobilités, une démarche qui a été engagée pour une meilleure compréhension des pratiques cyclistes (Spinney, 2009), de la marche à pied (Thibaud, 2004), de l’automobile (Dawson, 2017 ; Laurier et al., 2012) et d’autres formes de mobilité (Ortar, 2016 ; Pecqueux, 2018). D’une part, les méthodes dites “mobiles” proposent d’étudier des phénomènes de mobilité in-situ. C’est-à-dire qu’elles invitent directement le ou la chercheuse à faire l’expérience de la mobilité avec les participant·es. Ces dernières permettent de décaler l’expérience des chercheur·ses d’un point de vue surplombant, ou dans un espace-temps différent, vers une expérience incarnée, celle “[...] d’un corps social, immergé dans une ambiance urbaine [...]” (Battesti et Puig, 2016 : 303).

Elles partagent un intérêt pour l’action et le “mouvement en acte” qui est, en prenant l’exemple de la marche, une « forme particulière de mobilisation corporelle [qui] nécessite de mettre à jour autant que possible l’élan qui la porte. » (Thibaud, 2014 : 3-4). Le partage du sensible en place lors de telles méthodes ne se limite pas à un partage des corps. De nouvelles méthodes ont vu le jour plus récemment, notamment grâce à la miniaturisation des technologies d’enregistrement, permettant de pouvoir enregistrer une part de l’expérience au travers de « capteurs », microphones ou caméras, pour la restituer après coup en présence des participant·es. D’autre part, le développement des technologies de type GPS permet une meilleure appréhension du mouvement d’un point de vue quantitatif, bien que les enjeux du traitement de ces données sont encore immenses, qu’il s’agisse de sa difficulté technique ou encore de la question du respect de la vie privée de participant.es des enquêtes. Ces méthodes enrichissent la recherche portant sur les mobilités de nombreuses manières : elles peuvent compléter des méthodes existantes, constituer de nouveaux types de données ou encore ouvrir de nouvelles perspectives de recherche (Vincent-Geslin et al., 2019).

Lors de cette journée d’étude, nous souhaitons échanger autour d’expériences de mises en oeuvre de méthodologies mobiles dans l’objectif de nourrir les approches méthodologiques lors du développement de projets futurs liés à la connaissance des nouvelles mobilités, ainsi que permettre une certaine réflexivité sur les pratiques existantes.


Programme
14h00 Accueil virtuel et introduction (Margot Abord de Chatillon, Hugo Montero)
14h30 « Observer et éprouver les pratiques de mobilités des soignants à domicile, une approche anthropologique » (Pierrine Didier : LAET, post-doctorante, anthropologue)
15h « Filmer, tracer, montrer. La caméra embarquée et son GPS, une fenêtre ouverte sur le cyclisme urbain » (Matthieu Adam : EVS, chargé de recherches, géographe)
15h30 « Technologies WIFI/Bluetooth : un nouvel outil pour appréhender la mobilité des personnes ? » (Léa Fabre : LAET, doctorante, économiste)
16h00 Discussion collective : Comment les nouvelles méthodes transforment-elles notre regard sur le mouvement, et par là-même sur les mobilités ?
Fin à 17h

Ce séminaire est ouvert à toutes les personnes qui le souhaitent. Il aura lieu l’après-midi du 14 décembre, sur l’espace d’une demi-journée. Un temps important sera consacré à la discussion et à l’échange.

L’événement se tiendra en ligne, vous pouvez y accéder avec le lien suivant :
https://zoom.us/j/96524603180
ID de réunion : 965 2460 3180

Contacts : Margot Abord de Chatillon et Hugo Montero