Nous accueillons le
4 juin 2026 à 14h en salle de documentation (MSH) et en distanciel
Maria-Eugenia Sanin (ERUDITE, Université Paris-Est Créteil)
Closing the Emission Gap: EU CO2 Standards and Plug-in Hybrid Vehicles
Abstract: Plug-in Hybrid Electric Vehicles (PHEVs) have become a cornerstone of the European automotive market, driven by favorable tax treatments and their strategic role in helping manufacturers meet fleet-wide CO2 targets. However, their environmental efficacy relies heavily on the « Utility Factor » (UF)—the regulatory assumption regarding the distance driven in electric mode. Empirical evidence has revealed a substantial « emission gap, » where official test procedures underestimate real-world discharges by 300–500% due to optimistic UF curves.
This paper investigates the welfare consequences of correcting information asymmetries in the carbon content of PHEVs, through the evaluation of Commission Regulation (EU) 2023/443, which reforms the Utility Factor computation to align with real-world CO2 monitoring data. Using a structural model of supply and demand that we estimate on the German car market, we simulate alternative market equilibria under this tightened regulatory regimes. We analyze how correcting the « regulatory subsidy » for PHEVs alters welfare, through manufacturer pricing strategies, consumer surplus, and substitution between different vehicle technologies. Our findings provide critical insight into the effectiveness of correcting information asymmetries in environmental regulation and whether the 2023 reform is sufficient to close the gap between compliance and reality.
L’Université Lumière Lyon 2, en partenariat avec l’ENTPE, a délivré un doctorat dans le cadre d’une recherche partenariale avec une administration publique. Avec sa thèse consacrée à la performance des services ferroviaires régionaux à l’heure de l’ouverture à la concurrence, réalisée en collaboration avec la Chambre régionale des comptes Auvergne-Rhône-Alpes (CRC AURA), Nicolas Fabre est le premier docteur en France à soutenir dans le cadre de ce dispositif inédit.
Cette première thèse COFRA soutenue en France est également mise en avant par la Direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle (Dgesip) sur LinkedIn.
Composition du jury
Direction de thèse : Louafi Bouzouina et Florent Laroche
École doctorale : ED 486 Sciences Économique et de Gestion (Lyon)
Discipline : Sciences économiques
Financement : COFRA CRC AuRA
Title: Evaluating Regional Rail Performances in a Competitive Era: Efficiency, Quality, and User Experience
The opening of regional passenger rail services (TER) to competition is profoundly reshaping regional transport in France. While one of the promises of competition is to improve performance, the objective is above all to keep under control the costs of a heavily subsidised service. Yet, for a public service, performance cannot be reduced to cutting expenditure alone. It is also assessed through what the service actually delivers to users: reliable, frequent and accessible trains, and good travel conditions. However, the taxpayer’s concern (cost control) and the user’s concern (service quality) do not always coincide. This tension is the starting point of this thesis, which examines how TER performance should be evaluated in the context of market opening.
To address this, an original approach is implemented. Rather than relying on aggregated regional or national indicators, we work at the line level, consistent with the future organisation of services into lots and contracts. Our analyses draw on operational data used for steering and regulation and mobilise several statistical tools: frontier and benchmarking methods, econometrics, and machine learning. The aim is to assess performance along three complementary dimensions: costs and output, objective service quality, and satisfaction.
At the national level, the analysis of panel data for 147 TER lines reveals strong heterogeneity in performance, both within and across regions. Efficiency trajectories differ markedly from one line to another, particularly in certain regions and over time. These results confirm the value of working at a fine scale to stimulate performance dialogue between Transport Authorities and operators.
These performance gaps depend on numerous operational, territorial or contractual determinants. Among them, rolling stock appears to be a structuring factor: fleet age, diversity of rolling-stock series, and maintenance intensity weigh heavily on (in)efficiency. Performance therefore also reflects concrete management and investment choices, over a long-term horizon.
This thesis also introduces quality into the measurement of efficiency, in order to bring together, within a single indicator, the taxpayer’s budgetary logic and that of the service delivered, valued by users.
Concretely, the proposed evaluation goes beyond the approach that confronts output volume with its sole cost, and proposes instead to additionally incorporate their capacity to deliver a high-quality service.
This renews the reading of performance and makes it possible to identify contrasting line profiles in terms of cost efficiency and quality.
We conclude this research by focusing on the primary stakeholder in transport: the user. The analysis of a large-scale satisfaction survey confirms that service performance and travel conditions matter strongly for satisfaction. It also highlights, in an original way, that the possibility of carrying out activities on board is also a determinant.
This thesis thus proposes a line-level evaluation framework, comparable across territories, lots and contracts, which makes the trade-offs between cost and quality visible. By combining efficiency, objective quality and satisfaction, it provides a tool that is closer to service objectives and more useful for public steering: targeting lines, prioritising investments, and monitoring performance beyond the sole budgetary lens.
L’ouverture à la concurrence des services ferroviaires régionaux de voyageurs (TER) recompose profondément le transport régional français. Si l’une des promesses de la concurrence est d’améliorer la performance, l’objectif est surtout de maîtriser les coûts d’un service largement subventionné. Or, pour un service public, la performance ne peut se résumer à la seule réduction des dépenses. Elle se juge aussi sur ce que le service rend effectivement aux usagers : des trains fiables, fréquents, accessibles et de bonnes conditions de voyage. Toutefois, l’enjeu du contribuable (maîtrise des coûts) et celui de l’usager (qualité du service) ne coïncident pas toujours. Cette tension constitue le point de départ de cette thèse, qui interroge les modalités d’évaluation de la performance du TER à l’heure de l’ouverture à la concurrence.
Une approche originale est mise en œuvre pour y répondre. Plutôt que de raisonner à partir d’indicateurs agrégés régionaux ou nationaux, nous travaillons à l’échelle de la ligne, en cohérence avec l’organisation future des services en lots et en contrats. Nos analyses s’appuient sur des données opérationnelles de pilotage et de régulation et mobilisent plusieurs outils statistiques : méthodes de frontière et de benchmarking, économétrie et machine learning. Il s’agit d’évaluer la performance au regard de trois dimensions complémentaires : coûts et production, qualité de service objective, et satisfaction.
À l’échelle nationale, l’analyse de données de panel de 147 lignes TER révèle une forte hétérogénéité des performances, à l’intérieur et entre les régions. Les trajectoires d’efficience diffèrent nettement d’une ligne à l’autre, en particulier dans certaines régions et dans le temps. Ces résultats confirment l’intérêt d’un travail à une échelle fine pour provoquer le dialogue de performance entre Autorités Organisatrices et opérateurs.
Ces écarts de performance dépendent de nombreux déterminants d’exploitation, territoriaux ou bien contractuels. Parmi ces déterminants, le matériel roulant apparaît comme structurant : l’âge du parc, la diversité des séries et le niveau de maintenance pèsent fortement sur l’(in)efficience. La performance renvoie donc à des choix concrets de gestion et d’investissement, sur un horizon de long terme.
Cette thèse introduit également la qualité dans la mesure de l’efficience, afin de rapprocher, dans un indicateur unique, la logique budgétaire du contribuable et celle du service rendu, cher à l’usager.
Concrètement, l’évaluation proposée dépasse l’approche confrontant le volume produit à son seul coût, et propose d’intégrer en sus leur capacité à délivrer un service de qualité. La lecture des performances est renouvelée et permet d’identifier des profils de lignes contrastés entre efficacité coûts et qualité.
Nous clôturons cette recherche par une focale sur le principal concerné dans les transports : l’usager.
L’exploitation d’une enquête de satisfaction de grande ampleur confirme que la performance du service et les conditions de voyage comptent fortement dans la satisfaction. Elle met aussi en lumière, de façon originale, que la possibilité de réaliser des activités à bord est également déterminante.
Cette thèse propose ainsi un cadre d’évaluation par ligne, comparable entre territoires, lots et contrats, qui rend visibles les arbitrages entre coût et qualité. En combinant efficience, qualité objective et satisfaction, elle fournit un outil plus proche des objectifs de service et plus utile au pilotage public : cibler les lignes, hiérarchiser les investissements, et suivre la performance au-delà du seul prisme budgétaire
Bienvenue aux nouveaux membres
Malikath Daga est accueillie au Laboratoire Aménagement Économie Transports (LAET) de début juin 2026 à mai 2027 en tant qu’ingénieure de recherche en santé dans le cadre du projet SITELM (Santé & interactions territoire logement mobilité), mené conjointement entre le LAET et le Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL).
Ses travaux portent sur l’étude des liens entre le coût résidentiel, les conditions de vie et la santé des ménages. Elle contribue notamment à la conception des outils de collecte de données qualitatives, à la réalisation d’entretiens auprès des ménages et à la mesure de leur environnement quotidien (qualité de l’air intérieur et exposition au bruit), afin d’analyser les dimensions physiques, psychosociales et environnementales de la santé.
Dans ce cadre, elle travaille en collaboration avec Pierrine Didier et Jean-Pierre Nicolas du LAET ainsi qu’avec Sabine Plancoulaine (CRNL, INSERM) et les partenaires du projet SITELM, afin de mieux comprendre les interactions entre les dépenses de logement et de mobilité, les conditions de vie, l’environnement quotidien et la santé des ménages.
Ana OzarakAna Ozarak est étudiante en illustration (édition multimédia) en 5ème année à l’école Émile Cohl de Lyon. Elle est accueillie au LAET pour un stage de six mois (juin – novembre 2026). Dans le cadre de ce stage, elle participe à la valorisation en BD / illustration du projet Santé-Ruralité, d’après les enquêtes de Pierrine Didier, Alexis Pinat et Pascal Pochet. Leur travail porte sur : S’installer et travailler dans un « désert médical ». Il s’intéresse plus particulièrement aux initiatives locales, à la qualité de vie et aux conditions de travail dans les structures d’exercice coordonné dans des territoires ruraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ce stage s’inscrit dans le cadre de sa formation. Il vise à illustrer les différents aspects de la recherche afin de contribuer à sa valorisation auprès d’un large public.
Pour découvrir son travail @o.zan.o

Accueillie au laboratoire jusqu’en juillet 2026 en tant que stagiaire de recherche, Melyna Hammouda réalise son stage en collaboration avec Flora Agullo.
Ses travaux portent sur les transformations contemporaines des mobilités urbaines dans la Métropole de Lyon, et plus particulièrement sur les usages et les représentations des parkings-relais, dans un contexte de régulation de la place de la voiture en ville.
Ce travail s’inscrit dans le cadre de son master Ville et Environnement Urbain (VEU) à l’Université Lumière Lyon 2, parcours Nouveaux modes de vie et espaces de la ville contemporaine (MDV).
Il vise à analyser la manière dont les habitants s’adaptent, ou non, aux évolutions des politiques et des dispositifs de mobilité, et à interroger ce que ces ajustements révèlent des pratiques quotidiennes, des modes de vie et des inégalités qui les traversent.

Le laboratoire accueille Alexis Pinat en tant que stagiaire de recherche jusqu’au 31 juillet 2026.
Dans le cadre de ce stage, Alexis Pinat participe au volet qualitatif du projet Santé-Ruralité, avec Pierrine Didier et Pascal Pochet.
Ce stage s’inscrit dans le cadre de son Master 2 Sciences sociales, approches plurielles de la santé à l’ENS de Lyon et constitue le support de son mémoire de recherche.
Ses travaux portent sur les formes d’exercice coordonné en santé (maisons de santé pluriprofessionnelles, CPTS, centres de santé) et visent à comprendre comment ces organisations se structurent et transforment les conditions d’exercice des soignants, en particulier dans les territoires ruraux en situation de désertification médicale.
Dans ce cadre, Alexis Pinat mènera des enquêtes de terrain auprès de professionnels de santé et d’acteurs institutionnels, et effectuera de nombreux déplacements dans les territoires ruraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Mamadou KÉNÉMÉ, étudiant du master 2 en Aménagement “Ville Environnement Urbain” (parcours Ville en Tension) est accueilli au LAET pour un stage de cinq mois (mars – juillet 2026).
Lors de ce stage, Mamadou Kénémé participe aux travaux menés dans le cadre du projet Animal-Moteur (projet réalisé avec un financement de la fédération de recherche BioEenvis) qui porte sur le transport hippomobile à Dakar. A cette forme de transport commercial installée de longue date dans des villes des Suds, sont associés de multiples enjeux : de mobilité, de transport de marchandises, ainsi que des enjeux d’aménagement, de conditions de travail des cochers et charretiers, et des enjeux environnementaux, et de bien-être et de santé animale.
Dans ce cadre, Mamadou Kénémé va mener des enquêtes de terrain à Dakar notamment à Rufisque, en périphérie de la métropole.
Il travaillera avec Pascal Pochet et Gaële Lesteven, ainsi que, pour les aspects touchant à la santé et au bien-être animal, avec Agnès Leblond (UMR Epia, VetAgro Sup – INRAE, partenaire dans le projet Animal-Moteur). Ce stage servira de support à son mémoire de master 2.

Depuis le 27 avril, Vincent Zuccarello a rejoint l’équipe dédiée au Transport de Marchandises en Ville du laboratoire pour l’accompagner sur le développement de l’application SILOGUES (plateforme de simulation des flux urbains de marchandises).
Étudiant en informatique à l’École 42, Vincent est accueilli jusqu’au 25 septembre pour travailler notamment sur la sécurité de la plateforme et l’amélioration de ses performances.
Encadré principalement par Mathieu Gardrat, il travaillera étroitement avec Célia El Idrissi et Florence Toilier ainsi qu’avec les prestataires informatiques qui participent au développement de SILOGUES (Menros et Informatique Innovation).
20 avril 2026 | de 9h à 17h30 | à la MSH-LSE, Lyon
Elles ont pour objectif de permettre aux doctorant.e.s de présenter les questionnements qui traversent leurs recherches et d’échanger avec les chercheuses et chercheurs du laboratoire (permanent.e.s, post-doctorant.e.s, associé.e.s, etc.) sur leurs propres expériences de recherche.
Les doctorant.e.s du LAET relèvent de deux écoles doctorales :
Pour cette seconde édition, les Doctorales souhaitent mettre à l’honneur la pluridisciplinarité.
Celle-ci vise à associer plusieurs disciplines autour d’un même objet afin de l’analyser sous différents angles.
Dans cette démarche, les approches disciplinaires, bien qu’ayant un but commun, restent parallèles et c’est l’apport de ces contributions spécifiques qui enrichissent l’objet.
Pour de jeunes chercheuses et chercheurs, la pluridisciplinarité constitue un premier pas pour apprendre à se situer et à situer les travaux des autres, avant d’expérimenter un jour peut-être l’interdisciplinarité voire la transdisciplinarité !
La mission des doctorant·es du LAET consistera pour cette seconde édition à faire preuve de pédagogie en explicitant, selon leurs disciplines, leurs cadres théoriques, leurs choix méthodologiques, la portée de leurs résultats.
Parallèlement, la mission des chercheuses et chercheurs du laboratoire (permanent·es, post-doctorant·es, associé·es, etc.) sera de jouer le rôle du naïf en posant les questions que l’on ne pose jamais.
Bref, tout ce que nous avons toujours voulu savoir sur les disciplines sans jamais avoir osé le demander !