Vendredi 6 novembre 2026 | à 9h00
Lieux : salle Léonie Villard, sur le campus des Berges du Rhône de l’Université Lyon 2 (Palais Hirsch)
> | La soutenance est publique et ouverte à toutes et à tous.
Si vous pensez y assister, merci de contacter Clémence de ROLLAND
Composition du jury
Mme Caroline BAYART Université de Nîmes Directrice de thèse
M. Martin TRÉPANIER Ecole Polytechnique de Montréal (École affiliée à l’Université de Montréal) Rapporteur
Mme Trude TØRSET Norwegian University of Science and Technology Rapporteure
M. Thierry BLAYAC Université de Montpellier Examinateur
Mme Kelly J. CLIFTON University of British Columbia Examinatrice
M. Mario COOLS Université de Liège Examinateur
Direction de thèse : Mme Caroline BAYART Université de Nîmes
Discipline : Sciences économiques
Titre : Nouveaux éclairages sur les angles morts de la connaissance de la demande de transport : mobiliser des sources de données et des méthodes dédiées
Mots-clés : Données passives, Matrice origine-destination, Report modal, Mobilité urbaine, Décarbonation des transports
Résumé :
Le secteur des transports est le premier secteur émetteur de gaz à effet de serre (GES) en France en 2019, avec 136 tCO2eq soit 31% du total national. De plus, c’est aussi le seul secteur pour lequel les émissions ont augmenté entre 1990 et 2019 (Citepa, 2022). Ainsi, « la réalisation des objectifs d’atténuation du climat nécessiterait des changements en profondeur dans le secteur des transports » (IPCC, 2022). Parmi ces changements, il y a la diminution de la part modale des voitures thermiques. En effet, le transport routier à lui seul représente 93% des émissions de GES du secteur des transports en France, dont 53% pour les voitures particulières (Citepa, 2022). De nombreuses politiques publiques sont mises en place pour encourager ce report modal : tarification ou fiscalité adaptée, ou subventions de nouveaux projets d’infrastructures. Pour que ces actions soient le plus efficientes possibles, il faut qu’elles soient correctement ciblées et adaptées aux besoins des citoyens. Or, dans un contexte dans marqué par l’incertitude et par des chocs (pandémie de COVID-19, crise énergétique, inflation, changement climatique
), il est de plus en plus difficile de connaître ces besoins de manière précise et actualisée et d’avoir des données sur les comportements de mobilité. En effet, les sources de données les plus utilisées sont les enquêtes de déplacement, dont la périodicité est assez faible (5 à 10 ans), les coûts engendrés importants, et les effectifs enquêtés assez faibles. Pour les compléter, une des réponses apportées par la recherche est la fusion de sources de données passives, afin d’évaluer de manière précise la demande en déplacements. Les travaux sur ce sujet sont relativement récents et nécessitent d’être complétés. La plupart des recherches combinent seulement deux sources, ne mobilisent pas des données complémentaires pour valider les résultats et sont très spécifiques à un territoire. De plus, l’analyse des données obtenues par fusion pour l’évaluation du report modal est aussi rarement faite dans la littérature. Ces constats conduisent donc à la problématique suivante : Comment fusionner de multiples sources de données pour apporter une information plus précise et régulière sur les comportements de mobilité urbaine et utiliser cette information pour évaluer le potentiel de report modal ? Pour répondre à cette question, le travail doctoral sera séparé en plusieurs étapes. La première étape sera le développement d’une méthodologie de fusion des sources de données passives pour reconstituer des matrices origine-destination les plus complètes possibles. Les données utilisées seront des données de téléphonie mobile, des données billettiques, des données embarquées en véhicules et des comptages routiers. Cette méthodologie se basera sur les méthodologies existantes de reconstitution de matrices origine-destination à partir des données de téléphonie mobile (Zhang et al., 2020), qui seront associées aux méthodologies existantes de fusion de sources deux à deux, comme celle élaborée par de Regt et al.(2017), pour construire une méthodologie intégrée. Les matrices obtenues seront comparées aux matrices obtenues par les enquêtes de déplacement pour vérifier leur cohérence. Ensuite, à partir des flux par mode, les axes pour lesquels le potentiel de report modal est le plus élevé seront identifiées (volume important de déplacement, part faible des modes décarbonés). Pour cela, les indicateurs développés par Poirier (2021) seront complétés. Enfin, la méthode sera appliquée à la fois à Lyon et à Montréal pour vérifier qu’elle est reproductible, et comparer les déplacements et potentiels dans les deux villes.
Nous accueillons le
4 juin 2026 à 14h en salle de documentation (MSH) et en distanciel
Maria-Eugenia Sanin (ERUDITE, Université Paris-Est Créteil)
Closing the Emission Gap: EU CO2 Standards and Plug-in Hybrid Vehicles
Abstract: Plug-in Hybrid Electric Vehicles (PHEVs) have become a cornerstone of the European automotive market, driven by favorable tax treatments and their strategic role in helping manufacturers meet fleet-wide CO2 targets. However, their environmental efficacy relies heavily on the « Utility Factor » (UF)—the regulatory assumption regarding the distance driven in electric mode. Empirical evidence has revealed a substantial « emission gap, » where official test procedures underestimate real-world discharges by 300–500% due to optimistic UF curves.
This paper investigates the welfare consequences of correcting information asymmetries in the carbon content of PHEVs, through the evaluation of Commission Regulation (EU) 2023/443, which reforms the Utility Factor computation to align with real-world CO2 monitoring data. Using a structural model of supply and demand that we estimate on the German car market, we simulate alternative market equilibria under this tightened regulatory regimes. We analyze how correcting the « regulatory subsidy » for PHEVs alters welfare, through manufacturer pricing strategies, consumer surplus, and substitution between different vehicle technologies. Our findings provide critical insight into the effectiveness of correcting information asymmetries in environmental regulation and whether the 2023 reform is sufficient to close the gap between compliance and reality.
Bienvenue aux nouveaux membres
Malikath Daga est accueillie au Laboratoire Aménagement Économie Transports (LAET) de début juin 2026 à mai 2027 en tant qu’ingénieure de recherche en santé dans le cadre du projet SITELM (Santé & interactions territoire logement mobilité), mené conjointement entre le LAET et le Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (CRNL).
Ses travaux portent sur l’étude des liens entre le coût résidentiel, les conditions de vie et la santé des ménages. Elle contribue notamment à la conception des outils de collecte de données qualitatives, à la réalisation d’entretiens auprès des ménages et à la mesure de leur environnement quotidien (qualité de l’air intérieur et exposition au bruit), afin d’analyser les dimensions physiques, psychosociales et environnementales de la santé.
Dans ce cadre, elle travaille en collaboration avec Pierrine Didier et Jean-Pierre Nicolas du LAET ainsi qu’avec Sabine Plancoulaine (CRNL, INSERM) et les partenaires du projet SITELM, afin de mieux comprendre les interactions entre les dépenses de logement et de mobilité, les conditions de vie, l’environnement quotidien et la santé des ménages.
Ana OzarakAna Ozarak est étudiante en illustration (édition multimédia) en 5ème année à l’école Émile Cohl de Lyon. Elle est accueillie au LAET pour un stage de six mois (juin – novembre 2026). Dans le cadre de ce stage, elle participe à la valorisation en BD / illustration du projet Santé-Ruralité, d’après les enquêtes de Pierrine Didier, Alexis Pinat et Pascal Pochet. Leur travail porte sur : S’installer et travailler dans un « désert médical ». Il s’intéresse plus particulièrement aux initiatives locales, à la qualité de vie et aux conditions de travail dans les structures d’exercice coordonné dans des territoires ruraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Ce stage s’inscrit dans le cadre de sa formation. Il vise à illustrer les différents aspects de la recherche afin de contribuer à sa valorisation auprès d’un large public.
Pour découvrir son travail @o.zan.o

Accueillie au laboratoire jusqu’en juillet 2026 en tant que stagiaire de recherche, Melyna Hammouda réalise son stage en collaboration avec Flora Agullo.
Ses travaux portent sur les transformations contemporaines des mobilités urbaines dans la Métropole de Lyon, et plus particulièrement sur les usages et les représentations des parkings-relais, dans un contexte de régulation de la place de la voiture en ville.
Ce travail s’inscrit dans le cadre de son master Ville et Environnement Urbain (VEU) à l’Université Lumière Lyon 2, parcours Nouveaux modes de vie et espaces de la ville contemporaine (MDV).
Il vise à analyser la manière dont les habitants s’adaptent, ou non, aux évolutions des politiques et des dispositifs de mobilité, et à interroger ce que ces ajustements révèlent des pratiques quotidiennes, des modes de vie et des inégalités qui les traversent.

Le laboratoire accueille Alexis Pinat en tant que stagiaire de recherche jusqu’au 31 juillet 2026.
Dans le cadre de ce stage, Alexis Pinat participe au volet qualitatif du projet Santé-Ruralité, avec Pierrine Didier et Pascal Pochet.
Ce stage s’inscrit dans le cadre de son Master 2 Sciences sociales, approches plurielles de la santé à l’ENS de Lyon et constitue le support de son mémoire de recherche.
Ses travaux portent sur les formes d’exercice coordonné en santé (maisons de santé pluriprofessionnelles, CPTS, centres de santé) et visent à comprendre comment ces organisations se structurent et transforment les conditions d’exercice des soignants, en particulier dans les territoires ruraux en situation de désertification médicale.
Dans ce cadre, Alexis Pinat mènera des enquêtes de terrain auprès de professionnels de santé et d’acteurs institutionnels, et effectuera de nombreux déplacements dans les territoires ruraux de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Mamadou KÉNÉMÉ, étudiant du master 2 en Aménagement “Ville Environnement Urbain” (parcours Ville en Tension) est accueilli au LAET pour un stage de cinq mois (mars – juillet 2026).
Lors de ce stage, Mamadou Kénémé participe aux travaux menés dans le cadre du projet Animal-Moteur (projet réalisé avec un financement de la fédération de recherche BioEenvis) qui porte sur le transport hippomobile à Dakar. A cette forme de transport commercial installée de longue date dans des villes des Suds, sont associés de multiples enjeux : de mobilité, de transport de marchandises, ainsi que des enjeux d’aménagement, de conditions de travail des cochers et charretiers, et des enjeux environnementaux, et de bien-être et de santé animale.
Dans ce cadre, Mamadou Kénémé va mener des enquêtes de terrain à Dakar notamment à Rufisque, en périphérie de la métropole.
Il travaillera avec Pascal Pochet et Gaële Lesteven, ainsi que, pour les aspects touchant à la santé et au bien-être animal, avec Agnès Leblond (UMR Epia, VetAgro Sup – INRAE, partenaire dans le projet Animal-Moteur). Ce stage servira de support à son mémoire de master 2.

Depuis le 27 avril, Vincent Zuccarello a rejoint l’équipe dédiée au Transport de Marchandises en Ville du laboratoire pour l’accompagner sur le développement de l’application SILOGUES (plateforme de simulation des flux urbains de marchandises).
Étudiant en informatique à l’École 42, Vincent est accueilli jusqu’au 25 septembre pour travailler notamment sur la sécurité de la plateforme et l’amélioration de ses performances.
Encadré principalement par Mathieu Gardrat, il travaillera étroitement avec Célia El Idrissi et Florence Toilier ainsi qu’avec les prestataires informatiques qui participent au développement de SILOGUES (Menros et Informatique Innovation).
20 avril 2026 | de 9h à 17h30 | à la MSH-LSE, Lyon
Elles ont pour objectif de permettre aux doctorant.e.s de présenter les questionnements qui traversent leurs recherches et d’échanger avec les chercheuses et chercheurs du laboratoire (permanent.e.s, post-doctorant.e.s, associé.e.s, etc.) sur leurs propres expériences de recherche.
Les doctorant.e.s du LAET relèvent de deux écoles doctorales :
Pour cette seconde édition, les Doctorales souhaitent mettre à l’honneur la pluridisciplinarité.
Celle-ci vise à associer plusieurs disciplines autour d’un même objet afin de l’analyser sous différents angles.
Dans cette démarche, les approches disciplinaires, bien qu’ayant un but commun, restent parallèles et c’est l’apport de ces contributions spécifiques qui enrichissent l’objet.
Pour de jeunes chercheuses et chercheurs, la pluridisciplinarité constitue un premier pas pour apprendre à se situer et à situer les travaux des autres, avant d’expérimenter un jour peut-être l’interdisciplinarité voire la transdisciplinarité !
La mission des doctorant·es du LAET consistera pour cette seconde édition à faire preuve de pédagogie en explicitant, selon leurs disciplines, leurs cadres théoriques, leurs choix méthodologiques, la portée de leurs résultats.
Parallèlement, la mission des chercheuses et chercheurs du laboratoire (permanent·es, post-doctorant·es, associé·es, etc.) sera de jouer le rôle du naïf en posant les questions que l’on ne pose jamais.
Bref, tout ce que nous avons toujours voulu savoir sur les disciplines sans jamais avoir osé le demander !